Erriyadh est le village le plus ancien de l’île de Djerba. Amel, une habitante nous guide à travers ses typiques petites ruelles sinueuses entre les maisons blanches aux portes et volets bleus Méditérrannée. On y croise les artistes Evoca1, Dome, Amose, ainsi que les commerçants ravis d’offrir leurs façades aux street artistes de Djerbahood. Une balade en quatre minutes au coeur d’un village devenu un musée du street art mondial à ciel ouvert.

Evoca1
Evoca1 est Dominicain, vit en Floride depuis l’âge de 8 ans et du haut de ses 30 ans, il se définit comme artiste figuratif, mais aussi street artiste et designer. Sur les murs, il raconte des histoires animales et humaines, des histoires fortes et intenses. En noir et blanc. Souvent. Pour le projet Djerbahood, il a choisi un mur extérieur des anciens abattoirs rebaptisés The Hood par les street artists et il a voulu rendre hommage aux femmes qu’il aime tant.

Dome
Dome est Allemand. Comme de nombreux artistes présents à Djerba, il aime s’attaquer à d’immenses murs pour réaliser d’immenses fresques. Il met en scène des animaux qui n’existent pas dans des univers oniriques… Il y a souvent un message sur ses pièces et à Djerba, sur le marché, il a choisi un thème musical qui réconcilie les humains entre eux ou comment la musique peut être source de communication absolue. Les habitants du village apprécient particulièrement son oeuvre en noir et blanc car certains villageois ne veulent surtout pas qu’Erriyadh ressemble à un quartier brésilien tout en couleurs.

Amose
Amose est Français, du Nord de la France et est surtout dessinateur. Passé par les Beauxarts, ses courbes sont harmonieuses, sûres. Ses formes sont colorées dans de savants mélanges. Il ne manque pas une seule couleur dans l’univers d’Amose. Et sur les murs, il réinvente d’autres couleurs. Klimt l’inspire et du côté des supports, son champ des possibles est grand. Il créé aussi des stickers, peint sur des rondins de bois, sur les murs du monde entier. Et en Tunisie aussi. Sur le marché d’Erriyadh, un homme du désert s’étale sur le plus grand mur du lieu, pour le bonheur des passants subjugués.