Ils sont venus, ils sont tous là. Et les différentes techniques de peinture sont aussi au rendez-vous, tous les caps sont de sortie, du skinny au fat, du pinceau ultra-fin au pinceau très large. Les couleurs des artistes se croisent, s’échangent et grande est la palette. Les sensibilités des artistes devant leurs murs s’affichent au grand jour et les tableaux changent au fur et à mesure que se lève ou se couche le soleil. La langue est commune et universelle avec l’immense gamme des sprays en guise de mots échangés. Peindre, afficher des couleurs et des coulures, jouer de la bombe, du trait, des ronds, « Paintings », c’est le grand raout de Djerbahood.

Les artistes par ordre d’apparition: Seth et son carnet de sketchs, Dome en noir et blanc, Dan23 qui s’attaque enfin aux bleus, Calma amateur de Posca, Know Hope et son pinceau si fin, BToy et ses gigantesques pochoirs, Zepha et ses calligraphies, Faith47 et ses couleurs élégantes assorties au mur-support, Rodolphe Cintorino qui engraine les artisans menuisiers, MCity imperturbable avec l’humour en toile de fond, Katre scotché par la force de Djerbahood, El Seed, comme à son habitude en plein dialogue avec les passants, Sean Hart qui met la touche finale à son oeuvre tout en mots, Amose qui, à l’occasion, joue aussi du pochoir, Jaz et ses vapeurs d’essence de mobylette, Pum Pum et son univers si enfantin, KoolKoor et ses murs aussi géants que lui, Orticanoodles et leurs multiples pochoirs en dentelle, Malakkai et son univers roots, Evoca1 tout en délicatesse et TwoOne poète de la street.